Vos blablas

vous êtes où?

SANTE et LIBERTE EN DANGER

Samedi 21 janvier 2006
Une goutte de diethylhexylphtalate, une once de nonylphénol, un peu d’hydrocarbure aromatique polycyclique, un soupçon de musc synthétique… Non, il ne s’agit pas là des ingrédients d’une potion magique tirée d’un livre de Harry Potter, mais bien de votre parfum préféré ou bien de la crème que vous mettez ou encore du lait corporel de votre bébé. En fait cela représente qu’une infime partie des substances chimiques aux propriétés préoccupantes pouvant entrer dans la composition de nombreux produits cosmétiques que l’on utilise tout les jours. Ils associent à eux seuls la capacité à s’accumuler dans les tissus vivants (bio-accumulation) et une faible biodégradabilité (persistance). Il est évident que leurs impacts potentiels sur la santé humaine sont non négligeables.

Les produits chimiques sont partout. Dans les cosmétiques que nous utilisons, dans la nourriture et dans nos maisons. Nos vies quotidiennes sont balayées par les produits chimiques. Saviez-vous que certains fards à joue ont un ingrédient commun avec l’antigel et que le gel de rasage peut contenir du Téflon ?!!
Je m’intéresse depuis quelque temps à l’écologie et je dois avouer que lorsque que l’on commence dans ce domaine, on est comme le chaperon rouge cueillant ces fleurs, une chose nous amène à une autre et ainsi de suite. Je me suis ainsi sensibilisée à la protection de la nature, mais également au sort que l’on réserve aux animaux et enfin dernièrement à tout ce qui se cache derrière mon baume pour les lèvres ou à cette crème dont la publicité nous vante les mérites. Derrière ces cosmétiques soit disant bienfaisants se cache en réalité une véritable bombe à retardement.

200……C’est le nombre approximatif de substances chimiques synthétiques que l’on peut trouver accumulées dans notre corps. Année après année, le corps emmagasine des substances potentiellement dangereuses, il s’agit d’une véritable pollution corporelle. Et le plus étonnant dans tout cela, c’est que l’on ne dispose d’aucune preuves et très peu de données scientifiques sur les effets à long terme de la plupart de ces polluants. De mes études en biochimie, j’ai pu retenir que des produits chimiques ont la faculté et parfois même la volonté de part leur composition de se combiner à d’autre, pour former une autre molécule plus complexe. Que ce soit des substances ingérées, de substances inhalées, ou encore de substances absorbées par le corps, les possibilités de combinaisons sont infinies, qui peut prédire les effets de ces interactions dans notre
corps ?
Prenez votre pot de crème, votre déodorant, votre dentifrice et lisez attentivement les ingrédients…………Dibenzodioxines Polychlorées (PCDD), Dibenzofuranes Polychlorés (PCDF), Nonylphénol / Ethoxylates de nonylphénol (NP/NPE), Musk xylène, Dibutylphtalate (DBP)……..Voici une liste non exhaustive de ce que l’on peut rencontrer, ces mots vous inspirent-ils confiance, personnellement, ils me font m’interroger sur ce qu’ils sont vraiment………..
Mais avant d’aller plus loin, voyons un peu ce que l’on appelle une substance chimique de synthèse. Elles sont fabriquées par l’homme, le plus souvent à base de dérivés pétroliers (on parle alors de substance pétrochimique), mais aussi en reproduisant à l’échelle industrielle les phénomènes chimiques naturels, ou encore en inventant de nouvelles molécules absentes dans la nature.
A l’heure actuelle, plus de 100 000 substances chimiques industrielles sont en libre circulation sur le marché européen. Leur production mondiale est passée de 1 million de tonnes en 1939 à plus de 400 millions de tonnes aujourd’hui. Une part importante de ces substances est incorporée dans les produits de consommation courante au moment de leur fabrication, pour leur conférer des propriétés fonctionnelles (résistance aux attaques bactériennes, couleur, odeur ou autres propriétés chimiques et mécaniques jugées intéressantes par le fabricant). Ainsi, les équipements électriques, les textiles, les produits d’entretien et de nettoyage, mais aussi les cosmétiques et les parfums contiennent, en plus de leurs ingrédients majoritaires, eux-mêmes souvent issus de la chimie industrielle, de nombreux additifs chimiques de synthèse en quantités parfois infimes.

Comme on la vue juste avant, ces substances chimiques sont donc utilisées dans la composition des cosmétiques et dans les parfums que nous utilisons quotidiennement. C’est le cas des «phtalates», des «muscs synthétiques», des «éthoxylates d’alkylphénol» et de beaucoup d’autres substances aux noms barbares. On va se focalise dans un premier temps essentiellement sur celles qui présentent un double risque potentiel pour la santé et l’environnement de par leur caractère persistant et bioaccumulable.

Les phtalates : on les retrouve dans les jouets en plastique, les revêtements de sol en vinyle, les colles et les encres. En cosmétique, on les utilise comme solvants. Il est largement utilisé comme dénaturant de l’alcool contenu dans les parfums (pour le distinguer fiscalement de l’alcool alimentaire).

Deux produits chimiques de la famille, le DEHP (Diethylhexylphthalate) et le DBP (Dibutylphthalate), ont été bannis de l’utilisation en cosmétique par la Commission Européenne et sont en cours d’élimination. Six ont été radiés des jouets en plastique qui peuvent être mâchés par des enfants. Le problème des phtalates est la bio-accumulation et leur capacité à détruire les hormones. Une étude menée sur 4 phtalates couramment utilisés a remarqué qu’ils réduisaient l’activité hormonale chez les rats, empêchant la croissance des organes sexuels chez les mâles. Une autre étude a démontré que des jeunes portoricaines ayant un développement mammaire précoce avaient des taux élevés de phtalates dans le sang

Les entreprises cosmétiques affirment que les petites quantités qu’ils utilisent sont absolument inoffensives. Utilisées comme parfum en cosmétique et leur présence est dissimulée par le terme générique de « parfum » sur l’étiquette

Les alkylphénols et éthoxylates d’alkylphénol : incorporés comme agents émulsifiants dans les cosmétiques. Le plus controversé est le nonylphénol à l’activité hormonale (oestrogène) reconnue : il pourrait également altérer le sperme et provoquer des atteintes à l’ADN.

Les composés de muscs artificiels :
Ils contribuent à la fragrance des produits parfumés. Ces substances odorantes artificielles très stables se fixent dans les tissus. Sont cancérigènes. Les muscs de synthèse peuvent s’accumuler dans les tissus vivants. Des études récentes ont montré que certains d’entre eux interfèrent avec le système de communication hormonale des poissons, des amphibiens et des mammifères. En outre, ils renforcent les effets liés à l’exposition d’autres substances chimiques toxiques.

Si vous arrivez à ces lignes, et que vous n’avez pas abandonné en cours de route, il y a deux raisons, soit vous me connaissez et ne voulez pas me vexer LOL …..Soit ce que j’ai écris vous interpelle et dans ce cas je vous invite à lire les autres articles que j’ai fais sur le sujet.

Et surtout je vous invite à aller vous promener sur différents sites très intéressants…..
http://www.greenpeace.org

http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/guide-cosmetox.pdf

http://www.chemical-cocktail.org/index.asp

http://www.arretelemassacre.canalblog.com/

http://www.wwf.fr/detox/

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=300003&sid=5749452
Par Céline
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

une recherche par mot clé.....

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus